Nos tutelles 

 
Bordeaux Montaigne Logo2 CNRSfilaire grand

Notre LabEx 

Nos partenaires

LOGO LASCARBX SITE logoPACEA

 

UMR IRAMAT-CRP2A

Les travaux de nos chercheurs

EN3CLICShalshs

 Logo Ausonius Editions

Les Humanités numériques à ausonius

 LOGO ausoHNum

Textes, contextes, pouvoirs

 

 

 

 


 
  Coordination :
Martine CHARAGEAT, maître de conférence en histoire médiévale -
Université Bordeaux Montaigne                                                                               mail
Guillaume Flamerie de Lachapelle, maître de conférence en langue et littérature latines -  
Université Bordeaux Montaigne                                                                               mail 

 

 

L’axe Textes, contextes, pouvoirs résulte de la fusion (juin 2017) des deux axes Corpus textuels et Ordre du monde. Il accueille des recherches couvrant des échelles chronologiques et spatiales larges, de la Grèce archaïque aux mondes tardo-médiévaux. Il est d’ailleurs ouvert à des chercheurs travaillant sur des époques encore plus reculées ou plus tardives, notamment pour ce qui concerne la façon dont les objets d’étude qui le constituent sont reçus et traités à l’époque moderne.
Il se définit en deux sous-axes complémentaires, comme le montre la participation de la plupart des chercheurs à des travaux relevant de l’un et de l’autre de ces sous-axes :

A. Ordonner les sources textuelles : établissement, compilation et diffusion

Les sources textuelles auxquelles s’intéressent les membres de l’axe sont transmises sur des supports divers : la pierre ; le papyrus ; le parchemin. Chacun suppose des compétences propres, mais cela ne signifie pas que philologues, papyrologues et épigraphistes coexistent sans se mêler les uns aux autres, ne serait-ce que parce que les trois domaines sont complémentaires : à titre d’exemple, une partie de la tradition textuelle de Thucydide est sur papyrus. En outre, dans ces trois domaines, les chercheurs poursuivent, selon des modalités différentes, des objectifs communs.

L’établissement des sources constitue la première finalité : il s’agit, pour le philologue, de tendre à restituer au plus près le texte original de l’auteur considéré ; pour l’épigraphiste et le papyrologue, de transcrire les inscriptions en surmontant au mieux les lacunes auxquelles ils sont confrontés. Quant à l’établissement des textes du XIXe siècle comme ceux de Mérimée relatifs à l’histoire romaine, on fait ici appel à la génétique des textes.

La compilation des sources rejoint l’un des axes traditionnels de l’Institut Ausonius : des chercheurs bordelais, souvent en collaboration avec des collègues étrangers, publient des corpus et créent des outils de travail de référence, comme PETRAE (Programme d’Enregistrement et de Traitement Automatique en Épigraphie, la seule base qui existe actuellement en France). Ce versant de l’axe s’inscrit dans la continuité de ce travail essentiel, tout en s’adaptant aux évolutions méthodologiques et technologiques. En effet, l’outil a été adapté aux exigences de la méthodologie informatique actuelle, où les textes épigraphiques sont encodés selon les normes TEI (Text Encoding Initiative), ce qui assure la pérennité de la transmission textuelle.

La diffusion implique généralement, pour les textes littéraires, le passage par une collection critique de référence : les chercheurs impliqués dans cet axe collaborent ainsi avec des séries au rayonnement international, comme les “Oxford Classical Texts” (Thucydide), la “Collection des Universités de France” (Denys d’Halicarnasse, Cassius Dion) ou le “Recueil des historiens de France – obituaires” (nécrologe de Saint-Émilion). S’agissant des ressources épigraphiques et papyrologiques, la systématisation actuelle de la recherche internationale nécessite de proposer des solutions pour faciliter l’accès à la documentation : aussi les bases de données informatiques sont-elles mises en ligne dans des formats accessibles à tous les chercheurs. Dans ce secteur des « Digital humanities », la compilation épigraphique sera l’une de nos priorités. Outre la constitution de la base de données Graffites et inscriptions spécifiques de l’occident musulman, les chercheurs de l’Institut Ausonius collaborent avec la communauté scientifique internationale dans les cadres définis par la fédération EAGLE (Electronic Archive of Greek and Latin Epigraphy) de l’association internationale d’épigraphie grecque et latine (AIEGL), afin d’offrir l’accès le plus large aux documents épigraphiques antiques. Pour cela, nous nous efforçons de mettre en ligne des données PETRAE existant actuellement, qui viennent des régions où l’Institut Ausonius a été impliqué : l’Aquitaine (collection ILA), la péninsule ibérique (PETRAE Hispaniarum), l’Afrique, l’Asie Mineure (notamment le programme IOSPE3) et l’Italie. Les documents du royaume d’Angleterre concernant l’Aquitaine anglaise médiévale (programme Rôles Gascons) sont l’objet actuellement d’une édition numérique et d’une diffusion informatique. 

Ainsi pour établir un texte, il est essentiel de prendre en compte son contexte, qu’on entende ce dernier terme au sens strict (l’environnement textuel) ou large (conditions géographiques, historiques, sociales) ; la compilation et la diffusion consistent d’une certaine façon à faire de textes auparavant isolés des co-textes qui s’éclairent mutuellement. Ce double mouvement réciproque liant texte et contexte perdure si l’on articule texte et pouvoir : un texte est le produit d’un contexte politique et social donné, qu’il permet simultanément de révéler et de construire.

B. Textes en contextes : images et marques du pouvoir
L’établissement, la compilation et la diffusion des textes ne constituent pas une fin en soi. Les chercheurs de l’axe se font fort aussi d’établir un lien entre le texte et le pouvoir. Le texte n’est certes pas un reflet fidèle d’un exercice du pouvoir. Quand il émane des autorités, il est porteur d’une dimension pragmatique : tel est le cas des inscriptions épigraphiques officielles, par exemple ; les analyses et les récits des historiens eux-mêmes sont guidés par leur propre jugement du pouvoir tel que l’ont pratiqué les acteurs du passé auxquels ils s’intéressent, mais aussi par leur conception du pouvoir existant à leur propre époque. C’est ce que s’attachent à montrer les membres de l’axe s’intéressant à divers historiens antiques, en particulier Thucydide, Denys d’Halicarnasse, Suétone, Florus, Tacite et Cassius Dion.
Cette exploitation historiographique des textes ne se limite pas à livrer la pensée de leurs auteurs. De tels documents permettent aussi d’appréhender la réalité sociale du pouvoir, en s’attachant à l’analyse des structures d'autorité et de contrôle des sociétés anciennes et médiévales, de leur configuration et de leurs agents. Cela implique de comprendre la nature et les modalités des relations liant ces structures à différentes échelles (régionales, nationales ; rapport entre la métropole et les provinces), aux groupes et aux individus qu’elles encadrent, aussi bien dans leur rapport spécifique à l’autorité que dans leurs activités économiques et sociales, ou de leur expression religieuse.

Par delà cette approche transversale et pas seulement verticale du pouvoir, plusieurs thèmes de recherche se dessinent :
              - l’activité normative et la formation d’un savoir et de pratiques propres au pouvoir,
              - les processus de structuration territoriale qu’il génère,
              - ses représentations matérielles et symboliques,
              - les formes de contrôle exercée,
              - la violence d’État,
              - les réseaux de protection et les voies de recours et de négociation,
              - le droit des gens,
              - les formes de résistances, les modèles d’intégration et les processus d’acculturation.

Tout ce qui touche à la façon dont les hommes, leurs activités et leurs esprits s’organisent et s’expriment dans la vaste sphère des puissances concerne notre réflexion !

 

Projets en cours

Europeana network of Ancient Greek and Latin Epigraphy  voir

Inscriptiones antiquae orae septentrionalis Ponti Euxini Graecae et Latinae (IOSPE3)  voir

Ségolène Demougin et Milagros Navarro caballero, éd. Xe rencontre d’épigraphie franco-italienne.

La Corse et ses relations avec la péninsule italienne, VIe siècle a.C. - Ve siècle p.C.  voir

Fortins ptolémaïques du désert oriental égyptien  voir

Projet Illyricum  voir

Patrimonium voir

Fiscalité et politique dans l'Empire romain  voir

Rôles gascons  voir

Publication du nécrologe de Saint-Émilion et de l'obituaire de Clarac

Justice et fourches patibulaires : lieux d’exécution, d’exposition et d’inhumation des corps des condamnés à mort (Moyen Âge-Époque Moderne)  voir

Des justices et des hommes : peine de mort, gibets et bourreaux en Europe (Moyen Âge - XXe)  voir

Graffites et inscriptions spécifiques de l’Occident musulman   voir

Édition critique avec traduction et commentaire de l’Histoire romaine de Cassius Dion  voir

Édition critique avec traduction et commentaire des Antiquités Romaines de Denys d’Halicarnasse  voir

Édition des fragments de Critias  voir

Édition commentée de travaux de Prosper Mérimée relatifs à l’histoire romaine  voir

Entreprises informatiques et editoriales
Les ILA (Inscriptions Latines d’Aquitaine)   voir

PETRAE Hispaniarum
Juan José Palao Vicente et Manuel Salinas de Frías, La epigrafía romana de la provincia de Salamanca

PETRAE Galliarum  voir

Ségolène Demougin et Milagros Navarro Caballero, éd. Xe rencontre d’épigraphie franco-italienne