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Les Humanités numériques à ausonius

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Institut Ausonius
Maison de l'archéologie
8, esplanade des Antilles
33607 Pessac

05 57 12 46 51

 plan acces Ausonius

Ausonius : origines et trajectoires

 

      Sigles
CGR : Centre Georges Radet
CNRS : Centre national de la recherche scientifique
CPP : Centre Pierre Paris
CROS : Centre de recherches sur l'occupation du sol et le peuplement (Centre Charles Higounet)
ERA: Equipe de recherche associée
UMR : Unité mixte de recherche
URA : Unité de recherche associée 
       
  • AU CROISEMENT DES ROUTES AQUITAINES, HISPANIQUES ET HELLÉNIQUES

     Issue de la fusion des Centres Charles Higounet (CROS), Pierre Paris et Georges Radet, la création d'Ausonius prend toute sa cohérence dans les nombreux liens qui unissent ces trois unités.
     Les collaborations entre elles sont d'ailleurs si nombreuses qu'il est difficile de raconter leurs histoires individuelles sans les entrecroiser.
     La première de ces coopérations se fait au travers du Laboratoire de cartographie historique du CROS. Dans le cadre de ses activités de prestation, il réalise en effet de nombreuses cartes pour divers projets du CPP.
     Les années 1980 voient nombre de ces liens se resserrer.
     D'une part, l'extension du champ géographique d'étude du CPP vers l'Aquitaine, région principale d'investigation du CROS, fournit un nouvel espace de collaboration. De nombreux projets sont ainsi co-dirigés par les deux centres qui apportent chacun leur expertise sur l'Antiquité, le Moyen Âge et l'occupation du sol.
     D'autre part, la création du CGR modifie quelque peu le cadre administratif et scientifique du CPP. Les infrastructures développées par ce dernier, à savoir la bibliothèque, le service des publications et le service informatique, deviennent en effet des structures mutualisées des deux unités. Le tout nouveau programme PETRAE, porté par le CPP, bénéficie quant à lui de la complémentarité des champs d'étude des deux centres. Les inscriptions latines sont en effet renseignées dans la base de données par le CPP, et les inscriptions grecques par le CGR. Mais PETRAE, véritable programme fédérateur, est également accompagné de commandes de cartes auprès du Laboratoire de cartographie historique du CROS.

     Les liens entre ces trois centres ne sont pas uniquement scientifiques et administratifs : ils sont également humains. En raison de la complémentarité des approches et des champs d'étude de ces unités, certains de leurs membres appartiennent à deux d'entre elles. Robert Étienne, le premier d'entre eux, est ainsi le responsable de la section Antiquité du CROS bien avant de fonder le CPP et le demeure par la suite. Louis Maurin, dernier directeur du CROS, ainsi que Jean-Pierre Bost, appartiennent également aux deux unités et participent activement à leurs projets respectifs. De même, Pierre Debord, directeur du CGR, et Alain Bresson sont tous deux membres du CGR et du CPP.

   

  • CONSTRUCTION DE LA MAISON DE L’ARCHÉOLOGIE

     Après un premier renforcement des collaborations dans les années 1980, les trois centres se rapprochent davantage au début de la décennie 1990 avec la construction de la Maison de l'archéologie.
      L'édification de ce bâtiment est vivement souhaitée par les directions des trois centres. La conclusion du rapport d'activités scientifiques du CPP pour 1986-1987 se termine ainsi par la phrase suivante : "Enfin nous plaidons pour que la Direction Scientifique nous aide dans notre espérance à voir s'implanter à Bordeaux III "la maison de l'Archéologie" qui seule peut offrir un cadre et des espaces dignes de nos ambitions."
      Cette "maison" n'est en effet pas conçue comme un simple bâtiment, mais témoigne d'une volonté d'unir les énergies et les moyens des centres. L'objectif est de constituer des services communs aux unités : une bibliothèque, qui hériterait des collections préexistantes, et un service des éditions, issu de la fusion des services de publication du CPP, de la revue Aquitania et de la Revue des études anciennes (REA).
      Si ces services communs réunissent uniquement ces trois unités, une quatrième s'installe conjointement dans la Maison de l'archéologie. Il s'agit du Centre de recherche interdisciplinaire d'archéologie analytique (CRIAA - URA 1515), dirigée par Max Schoerer et qui intègrera par la suite l'unité réseau multi-site dénommée "Institut de recherche sur les archéomatériaux" (IRAMAT - UMR 5060) en devenant le Centre de recherche en physique appliquée à l'archéologie (CRP2A).

      Un premier projet architectural est proposé par Jean-Claude Golvin. Autour d'un module central, destiné à accueillir les services mutualisés, il présente trois ailes individuelles pour le CROS, l'ensemble CPP/CGR et le CRIAA.
      Le concours d'architecture aboutit sur l'adoption des plans, très différents, de Brigitte Gonfreville et sur l'inauguration de la Maison de l'archéologie en 1992. Les unités y emménagent durant l'été de la même année.
      L'aile Nord, qui longe l'esplanade des Antilles, est réservée à l'accueil, à la bibliothèque, ainsi qu'à une salle de conférences dont l'ensemble des centres de la Maison de l'archéologie peuvent faire usage. L'aile Sud, quant à elle, est divisée en trois parts égales séparées par de petits halls. Le CROS dispose des espaces situés les plus à l'Ouest, le CRIAA de ceux les plus à l'Est, et l'ensemble CPP/CGR est installé dans la section du milieu. Le petit hall entre le CROS et le CPP présente des œuvres de Jean-Claude Golvin.
      En termes d'organisation, le CPP, le CGR et le CROS se partagent la salle de séminaires et la bibliothèque, dont la gestion est assurée par le CPP. Une partie des espaces du CROS sont ouverts aux activités du CPP et du CGR, à savoir : les laboratoires de sciences naturelles et d'archéologie, la cartothèque et la salle de cours de recherche. Contrairement à ce qui avait pu être imaginé, les services des publications du CPP, de la revue Aquitania et de la REA demeurent distincts.

Plan Cros 2  Plan Cros  Maison archeologie 2017 
Plan Maison Archeo 1 
Plan d'un projet x de la Maison de l'archéologie

   

   

BRÈVE FICHE D’IDENTITÉ D’AUSONIUS

Intitulé officiel : Institut de recherche sur l’Antiquité et le Moyen Âge (IRAM)
Intitulé d’usage : Ausonius
Identifiant CNRS : UMR 5607
Date de création officielle : 1er janvier 1996
Date d’affiliation au CNRS : 1er janvier 1996
Directeur(s) :
- Jean-Michel Roddaz (1996-1999)
- Raymond Descat (2000-2009)
- Valérie Fromentin (2009-2013)
- Jérôme France (2013-)
Personnalité tutélaire : Decimus Magnus Ausonius (IVe s. ap. J.-C.), homme politique et homme de lettres de Burdigala (Bordeaux)
 
  • CRÉATION D'AUSONIUS

     La construction de la Maison de l'archéologie, en 1992, est rapidement suivie par la fusion des trois centres. Le 1er janvier 1996, une UMR, l'Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen Âge (IRAM), leur succède officiellement. Maître d'œuvre de ce regroupement, Jean-Michel Roddaz prend la direction de cette UMR après avoir assuré celle du CPP. L'unité prend "Ausonius" pour nom d'usage quelques années après.
     Son premier visuel est imaginé par Alain Bresson et Pierre-Yves Saillant. Il s'agit du portrait d'un gallo-romain.

       ancien logo ausonius

  • CONSTRUCTION DE L’ARCHÉOPÔLE

      En 2005, les locaux d'Ausonius s'agrandissent avec l'édification de l'Archéopôle d'Aquitaine à quelques mètres de la Maison de l'archéologie. Doté d'une salle d'exposition et d'une salle de conférences, ce nouveau bâtiment est conçu comme un espace de rencontre entre le public et les chercheurs. Il témoigne d'un véritable souci pour la diffusion des résultats de la recherche et pour la médiation scientifique. De nouveaux bureaux pour les membres d'Ausonius y sont installés.

archeopole aquitaine 

   

  • DÉVELOPPEMENT DES DISCIPLINES ET DES AXES DE RECHERCHE

     À ses débuts, Ausonius est majoritairement composé par des historiens, bien qu'il s'ouvre sur de nouveaux domaines, notamment avec l'arrivée dès 1995 d'un spécialiste de langue et littérature grecques. Au fil des années, la proportion d'archéologues, d'historiens de l'art et de spécialistes des langues anciennes augmente, confirmant la vocation pluridisplinaire de l'UMR.

     Ausonius se structure pour la première fois en axes de recherche en 2006 selon les thématiques suivantes :
- (1) Aquitaine
- (2) Péninsule Ibérique à l'époque romaine
- (3) Asie mineure
- (4) Economies et sociétés
- (5) Occident et Orient méditerranéens
- (6) Réalité virtuelle en archéologie

     En 2008, afin d'assurer une meilleure visibilité aux travaux menés sur les langues et littératures anciennes, dont le nombre s'accroît, l'axe "Littérature" est créé et le dénombrement réorganisé :
- (1) Aquitaine
- (2) Péninsule Ibérique à l'époque romaine
- (3) Asie mineure
- (4) Economies et sociétés
- (5) Littérature
- (6) Occident et Orient méditerranéens
- (7) Réalité virtuelle en archéologie

     L'axe 7 disparaît en 2012 pour former une structure à part entière : l'Unité mixte de service Archéovision (UMS 3657).

     Les axes sont intégralement repensés et restructurés en 2013. Ils s'assimilent alors davantage à des composantes hiérarchiques et disposent chacun de deux coordinateurs. Cependant, leur cadre est volontairement souple. Les chercheurs peuvent en effet rejoindre autant d'axes qu'ils le souhaitent s'ils considèrent que leurs travaux relèvent des thématiques de plusieurs d'entre eux. Chaque projet de recherche, en revanche, doit s'inscrire dans un seul axe. L'ambition de cette organisation est de "laisser à chaque chercheur son autonomie, dans une structure qui a été élaborée en commun pour exprimer et servir les grandes orientations scientifiques du laboratoire", comme cela est expliqué dans le rapport d'activité d'Ausonius présenté lors de la campagne d'évaluation 2014-2015.
     Les axes sont alors au nombre de six :
- (1) Corpus textuels
- (2) Espaces
- (3) Gestes pratiques, gestes rituels, pratiques sociales
- (4) L'Asie mineure et la Méditerranée orientale
- (5) L'ordre du monde
- (6) Les sociétés dans la péninsule Ibérique

     En 2017, les axes 1 et 5 fusionnent pour donner naissance à un nouveau, intitulé « Textes, contextes, pouvoirs ».
Dès lors, la recherche est structurée comme suit :
- (1) Textes, contextes, pouvoirs
- (2) Espaces
- (3) Gestes pratiques, gestes rituels, pratiques sociales
- (4) L'Asie mineure et la Méditerranée orientale
- (5) Les sociétés dans la péninsule Ibérique

   

  • ÉVOLUER AVEC SON TEMPS : S’ADAPTER, SAISIR LES OPPORTUNITÉS

     Les années 2010 voient Ausonius s'inscrire dans un nouveau contexte scientifique.

     De 2006 à 2010, l'unité collabore avec le CRP2A et PACEA (UMR 5199) à la faveur d'un programme pluri-formation intitulé « Notion de site », sous la responsabilité d'Henri Duday (PACEA). Dans un souci de mutualisation des moyens, cette initiative mène à la création de la Fédération des sciences archéologiques de Bordeaux (FSAB) en 2011.

     Parallèlement, en 2010,  les trois mêmes unités s'associent en constituant un programme LabEx (« Laboratoire d'Excellence »). Coordonné par le Programme d'investissements d'avenir (PIA) du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, le LabEx Sciences archéologiques de Bordeaux (LaScArBx) est établi pour dix ans. Sous la responsabilité de Valérie Fromentin (Ausonius), son rôle est notamment de soutenir les projets des trois centres et de favoriser les partenariats entre eux.

     Ausonius connaît en outre des évolutions internes de diverses natures avec la création du poste de directeur adjoint en 2013 et l'adoption d'un nouveau visuel, réalisé par Carole Baisson, en 2016.

     Depuis sa création, Ausonius a également su développer et adapter aux évolutions les divers services qui le composent.
     À ce sujet, voir  "Des données et des supports pour la recherche".