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La cité des Bituriges Cubi de l'âge du Fer à l'époque romaine

Responsable : Sophie KRAUSZ, MCF protohistoire européenne  mail

Financement : Etat, Région Centre, Conseil Général du Cher, commune de Châteaumeillant, fonds privés (Eveha)
Durée : depuis 2001, fouilles programmées triennales ; prochaine triennale 2013 - 2014 - 2015

Partenaires institutionnels extérieurs : AOROC UMR 8546, ENS Paris ; Université de Tours ; UMR 5140 Lattes-Montpellier ; UMR 7041 Arscan-Nanterre

 

Projet en cours

Les fouilles archéologiques de Châteaumeillant-Mediolanum ont été relancées en 2001, sous la responsabilité de Sophie Krausz, après une interruption de près de 30 ans. Ce site avait en effet fait l'objet d’intensives recherches savantes au XIXe s. (Émile Chénon), puis de fouilles sur le rempart de l'oppidum entre 1957 et 1962 (Émile Hugoniot et Jacques Gourvest). L'ancienneté du site avait alors été mise en évidence, grâce à la découverte de deux remparts gaulois : un murus gallicus recouvert par un rempart massif. C’est l’une des plus grandes fortifications d’Europe, avec encore 14 m de hauteur conservée à certains endroits de son  tracé.

Parallèlement à ces recherches sur la fortification, depuis le XIXe s., de grandes fosses remplies d'amphores italiques complètes ont été mise au jour dans la partie sud de l'oppidum. Ces découvertes sont singulières dans la moitié nord de la France et même si on n'a pas encore compris la fonction de ces fosses, les arrivages massifs de vin italien témoignent bien des échanges entre les Celtes et Rome dès le IIe s. a.C.

La problématique des fouilles entreprises depuis 2001 sur ce site se concentre sur le rôle économique et politique que l'oppidum de Châteaumeillant a pu jouer à l'échelle de la civitas des Bituriges. Plus généralement, ce programme cherche à comprendre la fonction des oppida en Europe celtique et la genèse de l'urbanisation liée à ces sites majeurs.

Les explorations archéologiques ont d'abord été tournées vers l'étude des fortifications (2001 à 2006) et se concentrent désormais sur l'approche de l'organisation interne de l'habitat (depuis 2007 grâce à des programmes triennaux soutenus par le SRA du Centre, le Conseil Régional  du Centre, le Conseil Général du Cher et la commune de Châteaumeillant).

Les découvertes principales révèlent un habitat laténien complexe et très dense, dont l’état de conservation est exceptionnel avec des niveaux stratigraphiques par endroits. Sa fondation remonte au IIe s. a.C., il se développe surtout au Ier s. a.C. Il perdurera sans discontinuité jusqu'au Moyen âge. L'habitat laténien a subi deux incendies dont le premier semble avoir détruit l'ensemble de l'oppidum vers 100 a.C. Le second s'est produit au milieu du Ier  s. a.C. : celui-ci pourrait correspondre à la mention donnée  par Jules César de l'incendie de 20 villes bituriges, ordonné en 52 a.C. par Vercingétorix quelques semaines avant le siège d'Avaricum. Les niveaux archéologiques de Châteaumeillant auraient donc enregistré les traces d'un événement historique majeur de la guerre des Gaules.

Après la guerre et l’incendie, l’occupation du site continue mais la ville ne semble pas prendre d'ampleur à l’époque augustéenne, comme c'est pourtant le cas des anciens oppida de la civitas. L'oppidum de Mediolanum reste pourtant fréquenté comme en témoignent les vestiges artisanaux (four de potier de l’époque tibérienne) et des dépôts rituels dans des puits comme l'exceptionnel ensemble découvert en juillet 2012, qui contenait des centaines d'objets en bois, en fer et en bronze, dont un lion en bronze massif du IIIe s. p.C. L’histoire de ce site dans la longue chronologie, depuis sa fondation à La Tène moyenne et jusqu’à nos jours, est l’enjeu du programme de recherches archéologiques dans les années qui viennent (nouvelle autorisation de programme triennal : 2013-2014-2015).